Retour au blog
Construction 3 min de lecture

Comment protéger sa maison contre les termites et autres insectes ?

Méthodes préventives contre les nuisibles dans une construction camerounaise.

Les termites peuvent détruire une charpente en bois en 5 à 10 ans. La prévention dès la construction est bien moins chère que le traitement curatif.

Au niveau du sol : traitement insecticide du terrain avant coulage de la plancher en béton, film polyane étanche, mise en place d'une barrière physique anti-termites au pied des murs.

Au niveau du bois : utiliser exclusivement du bois traité (autoclave ou injection), éviter les bois locaux non traités pour la charpente, ne pas stocker de bois ou de cartons contre les murs.

Entretien régulier : inspectez les murs et la charpente une fois par an, repérez les « cordonnets » (tunnels de terre) qui révèlent leur présence. Au moindre signe, appelez un professionnel.

Conservez tous les bons de livraison, factures et plans signés pendant au moins 10 ans. Ils sont indispensables en cas de litige, d'application de la garantie décennale, ou de revente.

Au Cameroun, le climat impose des choix techniques précis : toiture en pente (minimum 25%) pour évacuer les pluies, débord de toit d'au moins 80 cm pour protéger les murs, ventilation traversante pour le confort thermique sans climatisation.

Les fondations dépendent du sol : sur sol latéritique stable (plateau de Bafoussam, Yaoundé), des semelles filantes à 80 cm de profondeur suffisent. Sur sol argileux (Douala, zones de bas-fond), prévoyez des fondations renforcées ou des pieux.

Le dosage du béton est crucial : 350 kg de ciment par m³ pour les structures porteuses (poteaux, poutres, chaînages), 250 kg/m³ pour le béton de propreté. Beaucoup de malfaçons viennent d'un sous-dosage par souci d'économie.

Le ferraillage doit respecter les normes : fer Tor 8 ou 10 mm pour les chaînages, Tor 12 minimum pour les poteaux de R+1, espacement des cadres à 15-20 cm en zone courante et 10 cm en zone critique. Exigez le plan de ferraillage signé.

L'eau de gâchage doit être propre. Au Cameroun, beaucoup utilisent l'eau de pluie ou de puits sans contrôle : si elle contient des sels ou des matières organiques, elle affaiblit le béton sur le long terme. Préférez l'eau CAMWATER.

La maçonnerie en parpaings de 15 ou 20 cm est la norme pour les murs porteurs. Vérifiez la qualité des parpaings : un bon parpaing doit faire au moins 7 kg pour le 20 cm, sonner clair quand on le frappe, et ne pas s'effriter.

Le délai moyen d'une construction au Cameroun : 4 à 6 mois pour une villa de plain-pied de 100 m², 8 à 14 mois pour un R+1 de 200 m². Tout chantier qui s'éternise au-delà est généralement mal géré ou sous-financé.

Un projet en lien avec « construction » ?

Nos experts NOSBA vous offrent un diagnostic gratuit et personnalisé. Parlons de votre projet.

À lire aussi