Retour au blog
Gestion 3 min de lecture

Comment réagir si le chantier s'arrête soudainement ?

Étapes à suivre quand votre entreprise abandonne le chantier.

Première chose : restez calme et documentez la situation par écrit (photos, dates, échanges).

Étape 1 : tentez une discussion. Comprenez la cause (problème de paiement, désaccord technique, problème personnel de l'entrepreneur). Une solution amiable est toujours plus rapide.

Étape 2 : envoyez une mise en demeure écrite (lettre recommandée ou huissier) demandant la reprise sous 15 jours.

Étape 3 : si pas de réponse, faites constater l'abandon par huissier, sécurisez le chantier, et faites établir un état des lieux par un expert. Vous pourrez alors signer avec une autre entreprise et engager des poursuites pour récupérer les avances payées.

Sécurisez le chantier : un gardien permanent (50 à 80 000 FCFA/mois), une clôture provisoire en tôles, un magasin fermé à clé pour les matériaux de valeur (ciment, fer, carrelage, robinetterie). Sinon, les vols nocturnes sont quasi-certains.

Au Cameroun, beaucoup d'entreprises sous-traitent en cascade. Exigez de connaître toutes les équipes qui interviendront (maçons, ferrailleurs, électriciens, plombiers) et leurs qualifications. L'entreprise principale reste responsable de tous.

Les délais sont rarement tenus au Cameroun (en moyenne +30 à +50%). Anticipez en intégrant une marge dans votre planning personnel (déménagement, fin de bail, naissance). Et incluez des pénalités de retard dissuasives au contrat.

Conservez des photos datées de chaque étape (fondations, ferraillage, coffrage, dalles, élévation). En cas de désordre futur, ces photos permettent à un expert de comprendre l'origine du problème.

Pour les litiges, le tribunal de première instance peut sembler intimidant. Tentez d'abord une médiation par la Chambre de Commerce ou la délégation départementale du MINHDU. Cela résout 70% des conflits sans procédure judiciaire.

Au Cameroun, la garantie décennale n'est pas systématiquement appliquée, mais elle existe légalement. Exigez-la par écrit dans votre contrat avec l'entreprise : elle couvre 10 ans les vices cachés affectant la solidité de l'ouvrage.

Le contrat de construction doit préciser : prix total ferme et définitif, échéancier de paiement par tranches d'avancement, délai d'exécution avec pénalités de retard, qualité des matériaux, garanties. Faites-le relire par un juriste.

Tenez un journal de chantier quotidien : date, météo, ouvriers présents, tâches réalisées, livraisons reçues, incidents. C'est votre meilleure preuve en cas de litige et un outil de pilotage indispensable.

Un projet en lien avec « gestion » ?

Nos experts NOSBA vous offrent un diagnostic gratuit et personnalisé. Parlons de votre projet.

À lire aussi